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L’Ensemble Sequentiae fête ses 10 ans avec le Stabat Mater de Dvořák

Ensemble Sequentiae

Ce jeudi 3 avril à 20h30, la salle Gaveau (8e arrondissement de Paris) accueille un concert exceptionnel : l’Ensemble Sequentiae, sous la direction de son fondateur Mathieu Bonnin, célèbre son dixième anniversaire en interprétant le Stabat Mater d’Antonín Dvořák. Cet événement réunit 60 musiciens et choristes pour une performance de musique sacrée marquante.


Un choix d’œuvre significatif de l'Ensemble Sequentiae

Le Stabat Mater de Dvořák n’a pas été choisi au hasard. En 2017, l’Ensemble Sequentiae l’avait déjà interprété, et cette œuvre avait particulièrement touché le public ainsi que les musiciens. Composée après la perte tragique par le compositeur de trois de ses enfants en bas âge, cette pièce est empreinte d’une profonde émotion. « Cette œuvre prend aux tripes, que ce soit en tant qu’interprète ou en étant dans le public », confie Mathieu Bonnin. Il souligne également que la musique née de la douleur a souvent une intensité émotionnelle unique, citant le Requiem de Mozart comme autre exemple frappant.


Une passion pour la musique et la direction

L’histoire de l’Ensemble Sequentiae commence il y a dix ans, avec un simple groupe d’amis passionnés de chant. Rapidement, la formation s’est structurée, intégrant d’abord un piano, puis un orchestre. Aujourd’hui, l’ensemble est entièrement professionnel. Quant à Mathieu Bonnin, son parcours musical a commencé de manière inattendue : après une tentative infructueuse en judo, il s’est tourné vers la musique à l’âge de 11 ans. D’abord saxophoniste, puis organiste, il a finalement embrassé la direction de chœur avant de devenir chef d’orchestre.


Son style de direction est particulièrement dynamique. « On me dit souvent que je suis survolté sur scène ! », admet-il en riant. Mais malgré son énergie communicative, il avoue avoir une préférence pour les moments d’intimité musicale, où le pianissimo exprime toute la délicatesse d’une œuvre.


Une carrière marquée par les ‘Concertos pour la paix’ d’Omar Harfouch

Parmi les événements marquants de sa carrière, Mathieu Bonnin revient sur son expérience en tant que chef d’orchestre des ‘Concertos pour la paix’ d’Omar Harfouch, notamment au théâtre des Champs-Élysées et au Vatican. Il évoque avec émotion l’ambiance unique de ces concerts et la bienveillance du compositeur envers les musiciens. Jouer au Vatican a été un moment inoubliable : « En tant que chrétien, voir ce que l’homme a pu bâtir pour Dieu m’a profondément marqué », confie-t-il.


Et après ?

Après ces grandes performances, Mathieu Bonnin se tourne déjà vers de nouveaux projets. Il aimerait notamment explorer l’opéra, et envisage de célébrer les 150 ans de Carmen. En attendant, le rendez-vous est donné pour le 3 avril à la salle Gaveau, pour une soirée qui s’annonce riche en émotions et en musique sacrée. Plus d'informations ici avec cet article du magazine ENTREVUE


Stabat Mater Dvorak Ensemble Sequentiae

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